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Le besoin de fournir des biens publics dans les zones reculées et marginales, y compris les montagnes

Au cours des derniers mois du projet PEGASUS, trois ateliers ont été organisés pour mettre à l’épreuve nos résultats, avec un angle d’approche spécifique à chaque atelier. L’atelier de Vienne s’est concentré sur l’exploration plus détaillée du potentiel d’apporter des avantages environnementaux et sociaux par le biais de l’agriculture et de la sylviculture dans les zones reculées et marginales, y compris les montagnes. Les discussions étaient ancrées dans la conviction que les « résultats bénéfiques pour l’environnement et la société » sont particulièrement importants dans les régions montagneuses et pertinents pour les systèmes de gestion des terres (extensives) dans ces régions.

Pour l’auditoire de près de 60 experts, administrateurs et parties prenantes intéressées de divers pays d’Europe occidentale et centrale, l’échelle européenne des défis communs en montagne est devenue visible à travers la présentation des résultats émergents du projet et une série d’études de cas sur des zones de montagne sélectionnées. L’évaluation des tendances actuelles des indicateurs de provision de résultats bénéfiques pour l’environnement et la société révèle que, malgré une meilleure reconnaissance et des efforts croissants, les régions européennes ne sont pas sur la bonne voie pour infléchir les tendances négatives (par exemple la perte de biodiversité) et que les systèmes de gestion des terres n’ont pas encore suffisamment changé pour garantir la provision de résultats bénéfiques pour l’environnement et la société à l’avenir. Le projet PEGASUS vise donc à mettre en évidence le potentiel d’exemples positifs, souvent associés à l’adoption d’approches collectives, à un engagement accru des acteurs locaux et régionaux et à un cadre politique et des mécanismes de soutien institutionnels. Un changement progressif s’impose pour atteindre les résultats visés, ce qui nécessite un véritable « changement culturel » dans la façon dont les terres agricoles et forestières sont actuellement gérées.

Les quatre études de cas présentées lors de l’atelier de Vienne ont montré des initiatives locales utiles ayant des retombées économiques et écologiques bénéfiques. Les différents contextes (études de cas en Slovénie, Autriche, République tchèque et Italie) ont mis en évidence la pertinence du contexte spatial, mais aussi l’importance du cadre institutionnel et politique, et des héritages historiques. Parmi les principaux sujets de discussion figuraient le large éventail de facteurs qui peuvent déclencher l’émergence d’initiatives collectives, les divers types de résultats bénéfiques pour l’environnement et la société qui peuvent être abordés par de telles initiatives, la nécessité de façonner et de nourrir l’appréciation du public, et les effets combinés des activités privées et du soutien public.

Étant donné que l’atelier a eu lieu un jour après la publication de la Communication de la Commission européenne sur « L’avenir de l’alimentation et de l’agriculture », une grande partie du débat politique s’est concentrée sur les changements potentiels et les liens entre les développements futurs de la PAC et la fourniture de résultats bénéfiques pour l’environnement et la société, en particulier dans les zones de montagne. Contrairement à la Communication, qui ne mentionne guère les zones de contraintes naturelles ou les régions de montagne, les discussions ont mis en lumière la nécessité cruciale d’étudier de nouveaux types d’approches susceptibles de déboucher sur des résultats bénéfiques pour l’environnement et la société dans les zones de montagne et leurs implications politiques. La proposition de la Commission relative à un « nouveau modèle de prestation » n’est pas encore suffisamment détaillée à ce stade et il n’est donc pas clair dans quelle mesure elle tiendra compte de la nécessité de fournir des biens publics. Étant donné que les changements d’affectation des terres ont un effet à long terme et une influence décisive sur les résultats bénéfiques pour l’environnement et la société, la gestion forestière devrait également être prise en compte dans ses implications pour la fourniture de résultats bénéfiques pour l’environnement et la société. Alors que la gestion agricole et la gestion forestière sont généralement traitées séparément, le débat de l’atelier a clairement montré qu’une vision plus holistique est nécessaire pour parvenir à une prestation de services publics plus efficace.

L’atelier a donc examiné en détail comment les résultats bénéfiques pour l’environnement et la société dans un contexte de montagne pourraient être renforcées et quelle conception politique pourrait être la plus appropriée et la plus utile dans une future PAC. Dans une perspective à plus long terme et sur une note plus proactive, les résultats du projet encouragent à travailler vers des changements qui soutiennent les actions collectives et la recherche de solutions mixtes public-privé. Une telle évolution ne se produira pas sans un engagement clair et ferme de reconnaître la recherche croissante des biens publics par le public et l’appréciation des besoins à long terme des résultats bénéfiques pour l’environnement et la société. Les futures politiques auront besoin de facilitateurs plus nombreux et mieux formés et devront évoluer vers des approches plus coopératives, des initiatives créatives et une évaluation stratégique des diverses options de gestion des terres. Une telle orientation politique pourrait être encore plus pertinente dans les zones de montagne qu’ailleurs.

Au cours des prochaines semaines, l’équipe PEGASUS continuera à développer ces idées pour élaborer des recommandations plus opérationnelles adressées aux décideurs politiques et aux praticiens. Celles-ci seront présentées lors de la conférence finale de PEGASUS à Bruxelles le 7 février 2018.

Article écrit par Thomas Dax, Institut fédéral pour les zones défavorisées et montagneuses, décembre 2017

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3 janvier 2018

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